De Fan Club invitéiert op dem Ben seng lescht Course

De Fan Club vum Ben invitéiert all seng Supporter a Frënn de Ben muer Samschden op senger leschter Course ze ënnerstëtzen.


Mer ginn Iech Rendez-vous muer op der Arrivée vun der leschter Etapp an der Stad bei der Hall Victor Hugo.

Souwuel den Organisateur vum Tour de Luxembourg wei och de Fan Club wäerten de Ben no der Arrivée éieren.

Mer géifen eis freeën Iech muer beim Tour de Luxembourg ze gesinn

mat beschte Gréiss

de Comité vum Fan Club Ben Gastauer

Tour de Luxembourg : stage 4

Pour ne pas aggraver les douleurs, Ben a opté pour son vélo normal au lieu d’un vélo chrono pour boucler les 25 km du contre-la-montre de la 4ième étape du Tour de Luxembourg.

Ben a terminé à la 87ième place à 4’01 » du vainqueur J.Almeida qui prend la tête du classement général avant la dernière étape demain.

Le Fan Club de Ben a encouragé Ben dans la montée du Laangengronn.

crédit photo : Rom Helbach

Ils me faisaient confiance et je leur faisais confiance

Tout au long du Tour de Luxembourg, Ben Gastauer chronique ses impressions de douze ans de carrière dans le quotidien

le quotidien du 17/09/2021

Je vais terminer ma carrière dans l’équipe où je l’ai commencée et c’est vrai que ce n’est pas banal. J’ai eu au cours de ces douze années un lien spécial avec AG2R. Cela veut dire que ça fonctionnait bien entre nous. Ils me faisaient confiance et je leur faisais confiance. Il s’agissait d’une confiance réciproque. Je suis fier d’avoir eu cette relation avec l’équipe et avec Vincent Lavenu.

Malgré ma blessure et ma situation, il m’a laissé ce choix de continuer. «Si tu veux continuer, m’a-t-il dit, tu peux continuer. Mais il faut juste que tu sois honnête.» Je suis content qu’il m’ait laissé ce choix à la fin, car je sais très bien que dans la plupart des équipes, cela aurait été fini. On ne m’aurait même pas prévenu qu’on ne comptait pas sur moi pour l’année suivante! J’ai fait mon choix et je termine donc ma carrière ici, sur le Tour de Luxembourg.

L’autre grande personnalité qui m’a marqué, c’est Jean-Christophe Péraud. C’était un personnage à part, il faut dire qu’étant venu du VTT, il est venu très tard sur route. C’était un plaisir, en 2014, de faire chambre avec lui lorsqu’il a terminé deuxième. J’ai vécu trois semaines assez exceptionnelles et cela me fait des souvenirs pour la vie. On s’entendait et on s’entend toujours très bien. Dans ce Tour de France 2014, je me souviens avoir eu un rôle, car Jean-Christophe, en dehors du vélo, est spécial, un peu ailleurs.

Mon rôle n’était pas seulement de l’aider en course. Je devais aussi lui dire quand on devait quitter la chambre, quand on devait faire la valise. Je devais gérer pour qu’on ne soit pas en retard, c’était un rôle important. Cela me faisait toujours rire ce côté tête en l’air. Il devait m’apprécier, car on rigolait bien ensemble, j’étais honnête avec lui et il s’était rendu compte qu’il pouvait me faire confiance. Je me donnais aussi à fond pour lui.

On partageait beaucoup, même quand ça allait plus mal en course. On ne se fâchait jamais. Je lui remontais le moral. Dans nos conversations, il y avait une partie débriefing de l’étape, le reste, on discutait de tout et de rien. Un jour, il avait eu un problème de plomberie avec son chauffe-eau. On en avait parlé des jours et des jours, il avait une formation d’ingénieur, ce genre de choses le passionnait. Il pouvait être tête en l’air, mais cela disparaissait lorsqu’il se posait sur le vélo. Il voyait des choses simples à améliorer et, grâce à lui, on a progressé sur notre matériel. Il était très pointu sur les entraînements et le matériel.

Allez Ben

De Fan Club vum Ben invitéiert all d’Supporter an d’Frënn vum Ben Gastauer de Ben op senger leschter Course, hei Heem beim Tour de Luxembourg, ze ënnerstëtzen.


Mer ginn Iech Rendez-vous muer

Freides de 17. September, fir d’Zäitfuere vum Tour de Luxembourg

am Laangegronn ( Kayler Poteau ) op der Héicht vum Busarrêt ARBED Haff.

Den Treffpunkt ass géint 13:15 Auer.

De Ben start géint 13:30 zu Diddeleng

Tour de Luxembourg : stage 3

Ben continue à souffrir mais il serre les dents.

Aujourd’hui il a terminé la troisième étape à la 74ième place à 18″ du vainqueur au sprint S.Modolo.

Au classement général Ben est classé à la 90ième place à 24′ du leader M.Hirschi.

Demain pour le contre-la-montre de Dudelange vers Dudelange, Ben devrait s’élancer peu après 13:30.

Le Fan Club de Ben se réunira dans la montée du Laangegronn à la hauteur du lieu dit Arbedshaff ( arrêt autobus ) pour encourager Ben.

Venez nombreux les amis et supporters de Ben pour soutenir Ben dans sa dernière course.

De Ben um 100komma7

Virum Départ vum Tour de Luxembourg war de Ben Invité vum Dag beim Radio 100komma7

Dem Ben Gastauer seng lescht Course

14. Sep 2021 – 12:00

Haut ass den Depart vun der éischter Etapp vum Tour de Luxembourg am Cyclissem. Ënnert den 126 Coureuren am Peloton, déi bis e Samschdeg 740 Kilometer op de Lëtzebuerger Stroossen ze fuere kréien, sinn och siwe Lëtzebuerger. Dorënner de Ben Gastauer, fir deen dësen Tour déi lescht Course vu senger Karriär gëtt. Am Alter vu bal 34 Joer huet de Schëfflenger, deen an der Lescht vill mat Verletzunge geplot war, decidéiert, e Schlussstréch ze zéien. De Ben Gastauer hat ëmmer de Ruff en « équipier modèle » ze sinn. An déi Roll, am Schied vun senge Leaderen, hätt hien och ni bereit.

Maurice Molitor (Interview) / Chris Zeien (Web)

Ben Gastauer

Hien hätt a senger Karriär méi erreecht, wéi hie sech virgestallt hätt, seet de Ben Gastauer. « Ech si wierklech glécklech mat der Karriär, déi ech gemaach hunn. Ech si frou fir all d’Resultater, déi d’Ekipp gemaach huet, wou ech weess, datt ech derbäi war a gehollef hunn, datt d’Ekipp déi Resultater konnt erreechen. »

Fir hie wier et wichteg gewiescht dee Sport ze maachen, deen him Spaass mécht. « Vun dohier war dat fir mech eigentlech perfekt. »

Zil: Den Tour de Luxembourg mat engem gudden Ekipperesultat op en Enn bréngen

Den Tour ass fir hien déi éischt Course zënter Abrëll, a gläichzäiteg déi lescht vu senger Karriär. Duerno ass Schluss. Eng Verletzung mécht him zënter e puer Méint d’Liewe schwéier, dofir hätt hien och kaum kënnen trainéieren.

« Déi lescht fënnef Méint konnt ech elo net vill fueren. Ech si wäit ewech vun deem Trainingsvolumen wou ech normalerweis misst maachen. Dofir hunn ech och elo decidéiert, dass et meng lescht Course wäert sinn. Ech hoffe just, dass ech elo genuch Form hunn fir déi fënnef Deeg duerchzekommen. Et deet mer e bësse leed fir de Rescht vun der Ekipp, datt ech net déi super Form hunn fir déi lescht Course, besonnesch well mer eng gutt Ekipp um Depart hunn. »

Elo géif et fir hien drëms goen, fir iwwer déi nächst fënnef Deeg ze kommen an der Ekipp sou vill wéi méiglech ze hëllefen e gutt Resultat ze maachen.

Kee Giro a keng Olympiad méi

Den Tour ass fir hien déi éischt Course zënter Abrëll – esou laang plot hie sech elo scho mat enger Verletzung ronderëm, gläichzäiteg ass et déi lescht vu senger Karriär. Dat war net onbedéngt esou geplangt.

Hie wier gären nach eng Kéier de Giro d’Italie gefuer an natierlech och bei der Olympiad dobäi gewiescht.

« Vu datt elo meng Ziler net méi do sinn, du hunn ech geduecht: ok, dann huet elo kee Wäert eppes ze forcéieren, wou herno de Risiko grouss ass, dass ech mech onglécklech maachen. A wa kee richtegt Zil méi do ass, dann ass vläicht och net méi déi richteg Motivatioun do. »

An der Mediathéik vum Radio 100komma7 :

Invité vum Dag / 14. Sep 2021 – 07:33 /

Lauschteren

Le monde du cyclisme a beaucoup changé

Tout au long du Tour de Luxembourg, Ben Gastauer chronique ses impressions de douze ans de carrière dans le quotidien

le quotidien du 16/09/2021

En douze saisons, j’ai pu m’apercevoir que le monde du cyclisme avait beaucoup changé. Tout est devenu beaucoup plus professionnel qu’avant. Par exemple, lorsqu’en 2010, j’ai rejoint AG2R, on n’avait même pas d’entraîneur. Aujourd’hui, ils sont quatre dans l’équipe. Il y a trois spécialistes de la performance. Il y a clairement plus de staff. C’est devenu de plus en plus encadré, professionnel. On voit également des jeunes qui nous rejoignent et qui sont tout de suite prêts. Tout le monde est poussé pour plus de performance. Lorsque j’étais jeune, ce n’était pas forcément toujours le cas.Il y avait davantage la notion de l’aventure. On allait chercher des idées à droite et à gauche, le milieu du cyclisme fonctionnait par habitude. Lorsqu’on partait en stage ou en course avec la sélection nationale, cela ressemblait quelquefois à une excursion. On avait même quelquefois à trouver six coureurs pour prendre le départ de certaines courses.

Du coup, j’ai appris le métier de coureur lors de ma dernière saison au centre de formation en 2009, puis l’année suivante en signant mon premier contrat. Je me suis rendu compte que j’étais passé pro sans être au maximum de mes capacités. Cela a bien changé lorsque j’observe aujourd’hui comment se comportent les nouveaux. Ils arrivent et ils sont prêts.

Avec ce phénomène, ces dernières années, cela m’a poussé moi-même à rechercher de nouvelles méthodes d’entraînement et à me remettre en question et à voir mes propres limites. Et là, je me suis rendu compte que personnellement, je ne parvenais plus à m’investir autant qu’un jeune. Pour des raisons familiales tout d’abord. Cela a créé un problème d’un côté, comme cela m’a poussé à aller plus loin dans ma remise en question.

C’est comme pour les entraînements en altitude. Pour un jeune coureur, cela paraît normal et logique de faire de tels stages. Moi, avant ces dernières années, je n’en avais jamais fait. Et les quelques stages que j’ai effectués ne m’ont malheureusement pas beaucoup apporté. J’ai laissé tomber. Pour un jeune coureur capable de gérer, c’est bien plus facile. Ils sont carrés avec la nutrition, l’alimentation pendant les courses. Personnellement, je n’ai appris à gérer ça que ces trois dernières années. Avant, je faisais comme je pensais. Aujourd’hui, même un junior sait exactement quoi ingérer en course.

Bien sûr, je pense néanmoins qu’on peut y arriver avec de vieilles méthodes, mais dans ce cas-là, il faut vraiment de la réussite, le niveau est devenu tellement dense. Je ne pense qu’il y ait aujourd’hui beaucoup de coureurs capables de faire des résultats en n’adoptant pas une attitude très professionnelle. Personnellement, l’apport des capteurs de puissance, des plans d’entraînements stricts à respecter, cela ne m’a jamais gêné, au contraire, j’ai trouvé d’autres repères.

Tour du Luxembourg : stage 2

Ben a encore souffert mais il a réussi à s’accrocher au peloton qui a terminé cette difficile étape 13′ après le vainqueur M.Hirschi.

Ben a passé la ligne d’arrivée à la 100ième place et au classement général il est 97ième à plus de 23′ du nouveau leader M.Hirschi

2ième étape

LW du 15/09/2021

Le cyclisme, c’était une histoire de famille

Tout au long du Tour de Luxembourg, Ben Gastauer chronique ses impressions de douze ans de carrière.

15-09-2021

La famille a été toujours impliquée dans ma carrière et je tenais à le souligner dans cette chronique. Le cyclisme, c’était une histoire de famille. Sans mes parents tout d’abord, rien n’aurait été possible pour moi. Depuis mes débuts, ils ont dû beaucoup investir. Au fil du temps, leurs rôles ont changé, mais ils m’ont toujours soutenu. Je termine ma carrière avec ma femme Aude et mes deux enfants, Siena et Sydney, qui sont autour de moi, c’est réconfortant. Et ma petite famille me permettait ces dernières semaines de me changer les idées, de penser à autre chose qu’au vélo. Cela m’a aidé pour avoir un équilibre.

Mes parents ne m’ont jamais forcé à faire du vélo, mais ils ont sacrifié beaucoup de leur temps libre pour m’emmener à droite, à gauche, sur les courses et les stages. Romain, mon père a été aussi pendant longtemps mon entraîneur. Il a commencé par passer des diplômes. Tous les entraîneurs que j’ai eus ont été importants et m’ont permis de passer des caps. Mais quand je regarde dans le rétroviseur, c’est lorsque mon père m’a entraîné que j’ai fait les meilleurs résultats. Ainsi, je pense avoir atteint mon sommet de forme durant le tour de France 2014, l’année où notre leader, Jean-Christophe Péraud avait terminé deuxième derrière Vincenzo Nibali. Je suis resté avec mon père jusqu’en 2018, où j’ai découvert autre chose, mais les résultats n’ont pas été les mêmes.

Ma mère (Yvette) étant une artiste, elle m’a appris à apprécier ce domaine et tout simplement, les paysages. J’ai toujours aimé le cyclisme pour cela, regarder autour de moi. C’est grâce à son approche artistique. Ma mère a toujours aimé m’encourager sur les routes, mes deux parents ont même suivi en entier certains des grands tours auxquels je participais

Quant à mon épouse, Aude, que j’ai rencontrée lorsque j’étais encore dans le club de Chambéry, elle a toujours su, en tant qu’ancienne cycliste elle-même, puisqu’elle avait disputé des championnats du monde juniors pour l’équipe de France, l’importance du soutien de la famille dans une carrière professionnelle. Après chaque course, c’est la première personne avec qui j’ai échangé. Et puis ces derniers temps, c’est devenu encore plus vrai, alors que j’étais blessé et que ça n’allait pas toujours bien. Elle a toujours été là pour trouver une solution. Et en tant que kiné, elle m’a aussi soigné…

Quant à mes deux enfants, ils m’ont aussi permis de me débrancher du vélo. Ils m’ont apporté de la joie. Ça faisait du bien, c’était un équilibre pour moi. Siena, ma grande fille de cinq ans était franchement contente lorsque je lui ai annoncé que je stoppais le cyclisme… Cela devenait un peu dur de me voir partir même si ces derniers temps, avec ma blessure, je suis resté longtemps à la maison.

Ils sont tous là sur ce Tour de Luxembourg sur le bord de la route et j’apprécie une dernière fois…

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