Archive pour 15 septembre 2021

Tour du Luxembourg : stage 2

Ben a encore souffert mais il a réussi à s’accrocher au peloton qui a terminé cette difficile étape 13′ après le vainqueur M.Hirschi.

Ben a passé la ligne d’arrivée à la 100ième place et au classement général il est 97ième à plus de 23′ du nouveau leader M.Hirschi

2ième étape

LW du 15/09/2021

Le cyclisme, c’était une histoire de famille

Tout au long du Tour de Luxembourg, Ben Gastauer chronique ses impressions de douze ans de carrière.

15-09-2021

La famille a été toujours impliquée dans ma carrière et je tenais à le souligner dans cette chronique. Le cyclisme, c’était une histoire de famille. Sans mes parents tout d’abord, rien n’aurait été possible pour moi. Depuis mes débuts, ils ont dû beaucoup investir. Au fil du temps, leurs rôles ont changé, mais ils m’ont toujours soutenu. Je termine ma carrière avec ma femme Aude et mes deux enfants, Siena et Sydney, qui sont autour de moi, c’est réconfortant. Et ma petite famille me permettait ces dernières semaines de me changer les idées, de penser à autre chose qu’au vélo. Cela m’a aidé pour avoir un équilibre.

Mes parents ne m’ont jamais forcé à faire du vélo, mais ils ont sacrifié beaucoup de leur temps libre pour m’emmener à droite, à gauche, sur les courses et les stages. Romain, mon père a été aussi pendant longtemps mon entraîneur. Il a commencé par passer des diplômes. Tous les entraîneurs que j’ai eus ont été importants et m’ont permis de passer des caps. Mais quand je regarde dans le rétroviseur, c’est lorsque mon père m’a entraîné que j’ai fait les meilleurs résultats. Ainsi, je pense avoir atteint mon sommet de forme durant le tour de France 2014, l’année où notre leader, Jean-Christophe Péraud avait terminé deuxième derrière Vincenzo Nibali. Je suis resté avec mon père jusqu’en 2018, où j’ai découvert autre chose, mais les résultats n’ont pas été les mêmes.

Ma mère (Yvette) étant une artiste, elle m’a appris à apprécier ce domaine et tout simplement, les paysages. J’ai toujours aimé le cyclisme pour cela, regarder autour de moi. C’est grâce à son approche artistique. Ma mère a toujours aimé m’encourager sur les routes, mes deux parents ont même suivi en entier certains des grands tours auxquels je participais

Quant à mon épouse, Aude, que j’ai rencontrée lorsque j’étais encore dans le club de Chambéry, elle a toujours su, en tant qu’ancienne cycliste elle-même, puisqu’elle avait disputé des championnats du monde juniors pour l’équipe de France, l’importance du soutien de la famille dans une carrière professionnelle. Après chaque course, c’est la première personne avec qui j’ai échangé. Et puis ces derniers temps, c’est devenu encore plus vrai, alors que j’étais blessé et que ça n’allait pas toujours bien. Elle a toujours été là pour trouver une solution. Et en tant que kiné, elle m’a aussi soigné…

Quant à mes deux enfants, ils m’ont aussi permis de me débrancher du vélo. Ils m’ont apporté de la joie. Ça faisait du bien, c’était un équilibre pour moi. Siena, ma grande fille de cinq ans était franchement contente lorsque je lui ai annoncé que je stoppais le cyclisme… Cela devenait un peu dur de me voir partir même si ces derniers temps, avec ma blessure, je suis resté longtemps à la maison.

Ils sont tous là sur ce Tour de Luxembourg sur le bord de la route et j’apprécie une dernière fois…

%d blogueurs aiment cette page :