Tour de France : Sur les traces de Ben Gastauer

Vu sur directvelo.com

Par NICOLAS GACHET
Le 3 juillet 2017, 14:04

A l’occasion du Tour de France 2017, DirectVelo repart « Sur les traces de… ». L’objectif ? Mieux connaître un coureur présent sur le Tour de France, grâce à un équipier, adversaire ou dirigeant qui l’a connu chez les Amateurs. Rendez-vous aujourd’hui avec Ben Gastauer (30 ans), le coureur d’AG2R La Mondiale. Le témoin ? François Fabiani, son colocataire et coéquipier au Chambéry CF en 2009.

« Nous avons intégré le Chambéry CF la même année, en 2009. Je sortais de ma première saison Espoirs au GSC Blagnac et lui attaquait sa dernière année dans la catégorie. Il venait d’une équipe suisse, Fidi Bici. Le hasard a fait que nous nous sommes retrouvés dans le même appartement puisque nous étions logés à Chambéry par le CCF. Je n’avais jamais entendu parler de lui mais le feeling est tout de suite passé.

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« UN BON VIVANT »

C’est un mec très discret et super sympa, toujours prêt à donner un coup de main lorsque c’est nécessaire. La seule difficulté rencontrée au début c’était la barrière de la langue car Ben avait quelques difficultés. Mais ce n’est pas pour autant qu’il est resté dans son coin, bien au contraire. Il s’est très vite intégré au groupe et nous étions tous reconnaissant des efforts qu’il faisait. Ben étant un bon vivant, nous avons pu profiter de l’intersaison pour faire davantage connaissance à travers les diverses activités que propose la région savoyarde. Nous avons aussi profité de quelques soirées mémorables qui nous ont permis de développer une certaine cohésion avant même de remonter sur le vélo afin de préparer la saison à venir…

« UN NUMÉRO POUR LA PREMIÈRE COURSE »

J’ai tout de suite compris que Ben était un coureur à part. Il est doué et a des capacités assez impressionnantes. Mon ressenti s’est très vite vérifié lorsque nous avons fait les premiers tests à l’effort. Il est très puissant et passe bien les bosses. Seul point noir à la sortie de l’hiver, qui n’avait pas plu au docteur de l’équipe (Eric Bouvat), c’était la pince à pli. Ben avait quelques pourcentages en trop aux yeux du docteur mais tant mieux pour nous… Il écrasait un peu moins comme ça. (sourires) Il a vite su gommer ce petit détail et je me souviens qu’il s’était imposé dès la première course de la saison, en solitaire, après avoir réalisé un numéro. Ce jour-là, il y avait beaucoup de vent et il avait réussi à tenir tête au peloton alors que ça roulait très vite. J’ai tout de suite compris qu’il était au-dessus du lot et cela s’est confirmé au fil des courses mais aussi des entraînements que nous partagions ensemble. Il y a des coureurs comme ça qui te marquent dans une carrière. J’ai quelques noms qui me viennent à l’esprit comme Ben, Thibaut Pinot , Romain Bardet mais aussi Julien Loubet qui m’avait fait grosse impression.

« LE RESPECT DU PELOTON ÉLITE »

Ben avait un programme de courses qui le prédisposait à « performer » au plus haut niveau car son calendrier se partageait entre son équipe nationale (Luxembourg) et celui du centre (Classe 2 et Coupe de France). Il a toujours su gérer les deux à merveille. La grande classe… Il avait su gagner le respect de tout le monde dans l’équipe, le staff et même le peloton Elite qui ne le connaissait pas au début de la saison. Ses résultats ont été récompensés par un passage mérité dans les rangs d’AG2R La Mondiale. Il s’est très vite imposé comme un équipier de luxe. Il a un moteur énorme comme en témoigne son Top 20 au général du Tour alors qu’il était l’un des derniers à accompagner Romain Bardet en montagne.

« TOUJOURS AUSSI DISCRET ET ABORDABLE »

On est resté en contact les premières années puis les contraintes professionnelles de chacun font que petit à petit nous nous sommes perdus de vue jusqu’à il y a trois ans. Nous nous sommes retrouvés sur le Tour alors que je travaillais pour Orange sur le village-départ. C’était un réel plaisir de retrouver Ben et de le voir tous les matins avant le départ d’autant plus qu’il n’a pas changé. Il est toujours aussi discret et abordable mais efficace quand il s’agît d’appuyer sur les pédales. J’ai fait le Tour durant deux ans ce qui nous a permis de rester en contact et je viens justement de voir qu’il était à nouveau sélectionné pour le Tour. Je suis ravi pour lui ainsi que pour le CCF car il ne faut pas oublier qu’il est passé par Chambéry et que ça prouve une fois de plus la qualité du travail de formation effectué par Loïc Varnet et son équipe. J’en profite d’ailleurs pour souhaiter à Ben un excellent Tour… Si l’occasion se présente, j’irai le voir sur une étape dans les Pyrénées. En espérant qu’il garde l’état d’esprit qu’il a toujours eu, un guerrier qui ne lâche rien et nul doute que son travail sera récompensé par une belle victoire à court terme.

« UN PETIT FAIBLE POUR LE CHOCOLAT »

Sinon dans la vie de tous les jours, Ben est un garçon très agréable, le coloc idéal car très discret mais toujours partant pour faire des trucs ou sortir. Ce qui m’a toujours impressionné c’est sa capacité à prendre du recul et de ne pas faire du cyclisme une obsession. Si je me rappelle bien, il avait un petit faible pour le chocolat. Il pouvait lui arriver de s’ouvrir une tablette et, alors, elle ne faisait pas long feu. Il est toujours de bonne humeur et ça dans un collectif c’est génial surtout quand le mec est ton leader. C’est donc sans problème que l’on se mettait à son service et il savait bien le rendre. La grande classe. »

 

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