extraits de presse : Présentattion de l’équipe AG2R LA MONDIALE

le quotidien 2014-02-04 09:35:00

http://www.lequotidien.lu/les-sports/52891.html

Cyclisme: Le changement, c’est maintenant

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Ben Gastauer est prêt àn forcer son destin.

Ben Gastauer (26 ans) va essayer de forcer sa nature pour «passer un cap».

De notre journaliste
Denis Bastien

En 2014, Ben Gastauer aimerait disputer le Tour de France après trois Tours d’Italie et deux Tours d’Espagne.

Il y a de nombreux angles d’attaque pour rappeler que Ben Gastauer ne fait pas partie de la catégorie ordinaire de ces coureurs professionnels lambda, pourtant très utiles pour garnir les rangs des équipes pros où tout le monde ne peut pas être forcément leader. Pour vous donner des indices, on pourrait évoquer ces tests, qui le rangent parmi les gros moteurs de son équipe. Ceux effectués en stage récemment en disaient long… Des tests dont Ben, pudique par nature, n’aime guère se gargariser. Il y a aussi cet aveu de Romain Gastauer, le papa de Ben qui est d’ailleurs devenu son propre entraîneur : «Cela prend pas mal de temps, mais c’est d’autant plus passionnant de pouvoir tracer des schémas avec son propre fils», raconte Romain. «Chaque fois que je rencontre Vincent Lavenu, il me fait ce même reproche en plaisantant : « Tu as trop bien élevé ton fils, il est trop gentil, pas assez vicieux »…» Dit comme ça, le reproche larvé cède vite le pas au compliment. Qui ne voudrait pas d’un fils bien élevé? Sauf que pour faire carrière, rappelle en l’occurrence Vincent Lavenu, il faut aussi savoir être «vicieux», «un peu», et «méchant», «souvent».

Ben Gastauer, qui, en plus, est un garçon intelligent, sait très bien qu’avec les chiffres qui s’étalent sur ses fiches, il devrait faire partie du haut du panier. Certes, sa grande taille et les kilos qui vont avec sa stature l’empêchent naturellement d’aller jouer avec les purs grimpeurs, ces allumettes qui s’embrasent sur les plus hauts sommets. «Je ne serai jamais un pur grimpeur», conforme-t-il en admettant toutefois qu’avec ce contrat qui le lie encore jusque fin 2015 avec AG2R La Mondiale, le temps est venu de passer aux choses sérieuses et de ne plus se cantonner à un rôle d’équipier.

«Ben a un énorme potentiel et je voudrais que ça sorte, que ça sorte, que ça sorte. Je lui dis souvent qu’il devrait être plus agressif et il me dit, « oui, je sais »…», nous rappelait son manager, Vincent Lavenu, à la fin du Tour 2013. Depuis, Ben Gastauer a travaillé sur lui. Et travaillé sur son vélo tout court. Le voici à 26 ans en pleine possession de ses moyens. Et s’il ne faut rien attendre pour lui du Tour du Qatar qui va débuter dimanche, la suite de sa saison, avec une éventuelle participation au Tour de France (c’est prévu de longue date à la suite du Tour du pays basque qu’une décision définitive sera prise), il a en gros trois mois pour convaincre que sa cinquième saison chez les pros sera celle de l’éclosion. «Ce n’est jamais facile de faire le boulot d’équipiers qu’on nous demande de faire sur les grandes courses et de penser à soi», objecte-t-il non sans raison, mais il le sait, pour lui aussi, le changement, c’est maintenant : «J’entends le discours de Vincent (Lavenu) et je suis fier qu’un coureur comme Carlos (Betancur) tient souvent à m’avoir à ses côtés. C’est la preuve que je fais bien mon boulot.»

D’ailleurs, tous ceux qui ont eu affaire, un jour ou l’autre, à Ben Gastauer, et se sont penchés sur son cas, détiennent les preuves de son immense talent. Fatalement, la vérité du terrain, surgira. Tôt ou tard…

 

www.wort.lu

Sport Publié le 04.02.14 07:13

http://www.wort.lu/fr/view/vincent-lavenu-ben-gastauer-est-une-valeur-sure-52ef75b0e4b00e3c1fcf05f0

Vincent Lavenu: « Ben Gastauer est une valeur sûre »

« Gastauer doit exploiter son potentiel », estime le manager d’AG2R-La Mondiale

Vincent Lavenu apprécie l’état d’esprit de son coureur luxembourgeois.
Photo: Serge Waldbillig

Le manager de l’équipe AG2R-La Mondiale espère que Ben Gastauer va franchir un cap cette saison.

  • Avec le recrutement du duo Turgot-Gaudin, votre équipe ambitionne de s’illustrer sur les classiques?

Les classiques flandriennes étaient notre point faible depuis quelques années. Avec l’arrivée de Damien Gaudin (5e de Paris-Roubaix 2013) et Sébastien Turgot (2e de Paris-Roubaix 2012), on accueille deux coureurs de bon niveau, on va prendre de le départ avec de l’ambition. Le but est d’en décrocher une malgré une concurrence très difficile.

  • En 2013, votre compteur victoires affichait neuf succès, c’est aussi un domaine dans lequel vous devez progresser?

Absolument, nous avons une difficulté récurrente à gagner des courses. La venue de Patrick Gretsch doit aider nos sprinters à franchir un cap. On travaille cet aspect des choses notamment sur le plan mental. On essaye de gommer nos faiblesses à ce niveau. Malgré ce soucis, le niveau de l’équipe est correcte. Nous sommes dans la moyenne, en 2013 AG2R-La Mondiale a fini à la 12e place du WorldTour.

  • Par contre, une page s’est tournée avec le départ de John Gadret (Movistar). Des regrets?

Cela fait malheureusement partie de la vie d’un sportif. Avec John, nous avons vécu de très grands moments, je pense notamment au Tour d’Italie 2011 (3e du général). Sur des courses par étapes, il est capable de réussir de grandes choses. Ce transfert va certainement lui redonner un souffle nouveau.

  • Evoquons à présent Ben Gastaueur qui entame à vos côtés sa cinquième saison chez les pros.

Au fil des saisons, Ben est devenu une valeur sûre de l’équipe. C’est un garçon qui évolue d’année en année, il travaille très bien et il a un excellent état d’esprit. C’est un garçon qui un gros potentiel mais il n’est pas exploité à cent pour cent. En 2014, il va devoir grandir encore un peu, il doit être se montrer plus agressif sur le vélo. Il doit vraiment exploiter son potentiel mais c’est évident que nous croyons en lui.

  • Comptez-vous sur lui pour le Tour de France?

Il mériterait d’être au départ. C’est un coureur qui est au service de l’équipe, c’est très important quand on doit établir une sélection. Il fait partie de notre cadre élargi pour le Tour mais il doit gagner sa sélection. Il a trois mois pour convaincre. Parfois cela tient à peu de choses. En 2013, Christophe Riblon a été le dernier coureur sélectionné à l’issue des Championnats de France. En juillet, c’est lui qui a remporté l’étape mythique de l’Alpe d’Huez.

  • Le fait qu’il ne soit pas Français a-t-il été un inconvénient pour Ben?

Clairement non! Nous sommes une équipe française mais nous ne sommes pas braqués sur la nationalité d’un coureur. De manière générale, nous tablons sur cinq Français au départ. La décision finale est une décision collégiale entre les directeurs sportifs. Ce qui compte avant tout, c’est l’homogénéité du groupe. Prenez le cas d’un garçon comme Sébastien Minard. Il est peu connu du grand public mais il est très apprécié par ses leaders. On doit établir notre sélection en fonction du parcours et en tenant compte de l’état de forme de nos chefs de file.

Propos recueillis par Eddy Renauld

 

 

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